Ni blanc, ni rosé : orange. Au Canada, dans le comté de Prince Edward en Ontario, Norman Hardie laisse macérer un raisin blanc, le gewurztraminer, près de quatre semaines au contact de ses peaux. Résultat : un vin orange en intervention minimale.
Cette longue macération tisse un parfum de pétale de rose et de pamplemousse rose, ponctué d'abricot et de litchi, tandis que la bouche reste sèche et tendue, loin de toute mollesse sucrée. Servez-le sur une cuisine épicée, un curry parfumé ou des fromages affinés : il a le coffre pour leur répondre.
La Cuvée Orange doit sa couleur à une méthode toute simple : traiter un raisin blanc comme un rouge, en gardant le jus sur les peaux. C'est ce contact prolongé qui donne la teinte ambrée, les tanins et cette présence aromatique peu commune chez un blanc.
Anecdote intéressante : le vin orange passe pour une mode récente, alors qu'il s'agit de l'une des plus vieilles façons de faire du vin, née il y a des millénaires en Géorgie dans des jarres enterrées. Le retrouver signé par une cave canadienne de climat frais, c'est toute la curiosité de la bouteille.